Quand la méritocratie en prend un coup
- Nicole Bourbaki
- 19 juin 2024
- 1 min de lecture
« En France, l’inégalité des chances est très forte », alerte Clement De Chaisemartin, économiste et enseignant à Sciences Po, dans l’article qui illustre ce post. Le constat est des plus sévères : « Un tiers seulement des jeunes dont les parents sont dans les 10 % des revenus les plus bas accèdent à l’enseignement supérieur. Alors qu’ils sont 90 % lorsque leurs parents ont les revenus les plus élevés ». Et la conclusion relativise tous les beaux diplômes dont on enorgueillit : « Au lieu de sanctionner le mérite, les concours et les examens sanctionnent un capital social, culturel, financier ».

De Chaisemartin évoque « peut-être un phénomène d’autocensure », contre lequel il propose de communiquer aux lycéens, via Parcoursup, leur vrai rang à l’échelle nationale. Une idée déjà portée par Guillaume Hollard, Professeur d’économie à École Polytechnique, dans une master class dont j’ai rendu compte sur ce blog (auto-promo).
En revanche, Clément de Chaisemartin n’évoque pas l’hypothèse, que j’émettais dans un récent post (qui m’offre encore l’occasion de m’auto-citer...), que l’État fasse tout simplement plus d’effort pour l’enseignement des enfants des classes favorisées.
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